Ne plus me mêttre des commentaires j'en ait marre

Ne plus me mêttre des commentaires j'en ait marre

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 05:45

Voici un article de presse sur notre fredo (Frédéric François ma descentes aux enfers)

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Frédéric François : « ma descente aux enfers ! »


© RELe chanteur était au bord du gouffre. Un cri du coeur recueilli en exclusivité ! BERNARD MEEUS

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Il revient de sa petite promenade quotidienne – conseil amical de son médecin – bonnet sur la tête, lunettes fumées et le pas un peu lent. C'est un autre Frédéric François que nous avons rencontré dans sa maison d'Antheit. Un homme fragilisé, au creux de l'inquiétude, des poches sous les yeux, qui se réveille d'un mauvais rêve. Il préfère éviter les photos et nous renvoie au Frédéric François en pleine forme d'avant la panne, d'avant le trou noir.

“chanter, c'est toute ma vie !”
Dehors, une petite brume nappe le jardin et le terrain de tennis. Frédéric François récupère de trois mois sur la touche. Entouré des siens (quatre enfants, trois petits-enfants, son épouse Monique aux petits soins), il se rétablit au calme, encore un peu penaud de ce qui lui est arrivé, à lui l'éternel amoureux de la vie ! Il n'avait jamais connu de passage à vide. Il bouffait le succès. Il compte revenir. Burn out ? Épuisement professionnel ? Asthénie ? Coup du sort ? Traitement médical inapproprié ? Il penche pour cette dernière hypothèse. Mais avant, il clame son désir : chanter ! Chanter de tout son soûl, chanter l'amour. Il a beaucoup prié durant cette épreuve. Mais sa religion est faite : « Chanter, c'est toute ma vie », jure-t-il comme s'il déclarait sa flamme à son grand amour.

« Je n'ai qu'une envie, c'est que tout se remette en place », plaide le chanteur qui ne cesse de penser à son cher public. « Au départ, mon problème ressemblait quasiment à une banalité. En concert à Genève, fin octobre, j'ai ressenti un petit mal de gorge. On a diagnostiqué une laryngite, mais qui n'hypothéquait pas la tournée. Je suis rarement malade ; je fais très attention à ma voix. Pour m'aider, on m'a administré des piqûres de cortisone pour me soulager. Mais je n'ai subi aucune opération comme on l'a prétendu : et pour cause, je n'avais pas de nodule sur mes cordes vocales. La droite était un peu touchée, rien de plus. J'avais plusieurs concerts de prévu, à Grenoble, à Paris, à Charleroi, à Colfontaine le lendemain, puis à Liège. À un moment, j'ai dû m'arrêter. En fait, on m'a prescrit trop de corticoïdes. Ces trop fortes doses ont masqué un mal plus profond. Je me suis affaibli : les surrénales connaissent des ratés ; et côté c½ur, on déplorait une arythmie et des extrasystoles. »

“Je n'ai pas le droit de ne pas avoir de voix”
Pour Frédéric François, cet arrêt brutal tombait comme une malédiction. Jamais, il n'avait failli. En 38 ans de carrière, toujours sous pression, Fredo avait assuré avec brio. « J'ai sorti ma première chanson à 19 ans. J'ai connu mon premier tube à 21 ans. Et aujourd'hui, j'en ai 58. Quand j'ai quitté l'hôpital, mon toubib m'a dit : « Au vu de vos analyses sanguines, vous allez vivre jusqu'à 92 ans. J'ai aussitôt pensé à Henri Salvador ! ». Fredo positive. Il veut conjurer le mauvais sort. Il pense à son ami médecin Vincent Castronovo du CHU de Liège, un as, une sommité, originaire du même village, de Lercara, le patelin d'où provient aussi la famille Sinatra avant qu'elle émigre aux Etats-Unis où naquit le petit Frank...

« Je n'ai pas le droit de ne pas avoir de voix, s'émeut Fredo. Je pense à mon public. Dites-lui que je reviens. Que j'ai de nouvelles mélodies en tête. Et que, quand je me mets au piano (il occupe un coin du salon, donnant sur une campagne en pente douce figée par l'hiver, ndlr), je me sens déjà mieux. »

Il va engager un coach pour sa remise en forme. Il veille à bien mener ses exercices quotidiens. Un kiné l'aide à remarcher convenablement. « J'avais perdu 7 kilos ; mes muscles avaient fondu du fait de ma longue hospitalisation. Durant un mois, je me suis retrouvé dans un semi-coma jusqu'à fin novembre. Je n'ai pas cessé de dormir. Mais j'ai tout de même demandé de sortir pour les fêtes car je n'ai jamais raté un Noël avec ma famille. Les médecins m'ont prévenu : “On vous garde le lit”. Je n'ai pas dû y retourner. Je suis chez moi. Je me remets doucement. Mais je n'ai toujours pas compris ce qui m'est arrivé... »

Frédéric François chante d'arrache-pied depuis le premier jour. Il totalise plus de 100 concerts par an, en France et en Belgique, sur les scènes de province et dans les salles mythiques, l'Olympia et Forest National (son dernier double CD/DVD). L'Olympia où, en février dernier, il chanta avec sa fille Victoria Barracato, 18 ans, tous deux dans une bulle de grâce avec les spectateurs pour témoins. « J'ai voulu ce duo car, le jour elle est née, j'étais ici, à l'Olympia. Je considérais que pour ses 18 ans, elle devait se tenir à mes côtés, à Paris. » Un moment de bonheur. Car Fredo est amoureux : de sa fille, de la vie, des autres, de son métier. Naïf et sirupeux, brocardent certains. Sincère, répond l'artiste qui peut aussi se montrer réaliste. « Je comprends mes producteurs. Ils n'ont jamais connu que le Super Fredo du jackpot garanti. Les tournées engagent de fortes sommes. Les dates s'accumulent et je ne m'en rends pas toujours compte car j'examine mon calendrier une semaine avant, pas plus. Le téléphone sonne de plus en plus. Je pense avoir toujours répondu présent. Je pense aussi m'être maintenu au niveau que je désirais. »

L'angoisse sourd un peu de ses propos mais on sent le chanteur confiant. À ses pieds, le jack russel Bichette sommeille. Sa petite-fille Nina entre dans la pièce. Échange de bisous. Tout le clan veille sur Fredo. Il a reçu de nombreux témoignages de sympathie, ses fans, ses groupies, mais aussi ses voisins (alors qu'il reste très discret dans sa rue). Adamo, Liane Foly, André Torrent, Claude Barzotti se sont manifestés. Les radios ont appelé. Frédéric François sur le flanc, on n'y croyait pas. « J'ai pris de la cortisone en injection et en spray bucal. Cela ne m'a pas guéri, repart le chanteur. En plus, j'ai arrêté ce traitement d'un coup alors que le corps médical préconise toujours d'y aller progressivement. C'est exactement comme si j'avais pris de grosses doses de coke et que j'avais stoppé brutalement. Les médecins refusent catégoriquement que je reprenne mes activités. Ils estiment que c'est prématuré et que je risquerais de plonger davantage. J'ai dû puiser dans mes réserves. Je dois me refaire une santé, me calmer quelques mois. Je songe à partir au soleil, faire le plein de vitamines D. J'en ai réellement besoin. »

“J'ai repensé à mes parents”
C'est le pouls de la confiance qu'il veut retrouver. Dans la foulée, les lignes de sa conscience ont aussi bougé, conséquence profonde et inattendue. Comme un rendez-vous avec soi-même, un bilan auquel réfléchir, où les sentiments – son matériau favori qu'il se contentait de mettre en refrain – guident sa réflexion. « J'ai fait un pas de travers, je m'en rends compte. Entre l'être humain et l'artiste à rentabiliser, je suis peut-être allé trop loin. Des souvenirs ont refait surface. J'ai pensé à mes parents. Je suis retourné sur leur tombe, au cimetière de Tilleur. Je n'ai pas encore admis plein de choses dans mon existence. Cette épreuve me renvoie tout ce passé. De ce point de vue, je peux considérer que la thérapie sera forte. Ma voix cassée m'a amené à penser aux enfants, à ma vie, à mon parcours. Je suis dans un autre contexte. » Comme s'il devait se recentrer sur lui-même...

Il connaît désormais ses cordes vocales à fond, « deux lignes, de nacre, j'ai vu les photos, j'ai entendu l'avis des médecins ». On ne devine aucun tracas dans la conversation : le son est clair, amical. Il s'exprime sans fard, avec à peine, ténue, une petite pointe de fatigue. « Je travaille ma voix tous les jours. Je la mets en place durant une heure de vocalises. En fait, je m'entraîne pour la garder en bon état. J'avais averti qu'elle me lâchait au début de la crise, mais personne n'a mesuré la gravité. Heureusement, depuis les années que je chante, je n'ai pas perdu de tonalités. Elle est là, elle vibre. » Beaucoup de chanteurs connaissent des problèmes de voix. Ils s'entourent de mille et une précautions pour la chauffer, la soulager, la préserver. Certains craignent le refroidissement comme la peste. D'autres avouent se reposer davantage durant les périodes de récital. Tous manient leur instrument de travail avec délicatesse. C'est également le cas de Frédéric François. Sauf que cette voix semblait inaltérable.

“ J'ai un c½ur italien, il bat fort !”
« Les gens pleurent au téléphone quand ils m'appellent, ajoute encore le chanteur. Je veux les rassurer. Je fais partie de leur monde, je le sais. J'ai besoin de mieux gérer ma vie, le stress, la pression continue qui m'accompagne. Je vais me reconstruire. Je me remets au piano. »

Assigné au silence, privé de son karma – la scène, les rappels, les loges – il promet de revenir au Forum de Liège en octobre. La Cité ardente l'attend. Ses fans ont gardé les billets. Ils patientent. Ils se préoccupent de lui. Les retrouvailles s'annoncent très chaleureuses comme après une longue séparation. « Vous savez, j'ai un c½ur italien. Il bat fort. Il aime se reposer mais il aime aussi s'emballer ! J'ai confiance en moi. Je prie jour et nuit. J'ai encore plein d'amour et de chansons à partager. »

Frédéric François sort petit à petit de sa léthargie forcée. Il vous regarde dans les yeux, vous sourit doucement. Il n'est plus au bout du rouleau. Il devra cesser de se produire durant pratiquement un an. Le prix à payer d'une carrière sans pause ni relâchement. Sa voix l'a averti : Fredo en faisait trop. Quand il réarpentera les scènes, il aura mûri. Il en est persuadé, et nous aussi.

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# Posté le dimanche 30 août 2009 08:08

Modifié le samedi 17 octobre 2009 05:12

Voici une autres de mes créations sur notre fredo comment la trouvez vous

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# Posté le samedi 22 août 2009 06:11

Modifié le dimanche 23 août 2009 11:00